mercredi 26 février 2014

Contre Danse

Tout en cadence, en ressemblance
A deux avancent, puis se distancent ;
Parfois en transe, amour intense,
Tantôt vengeance, colère immense...

Et en cadence, chacune son sens
Souvent absences ou insistance,
A deux errance, intolérance,
De même essence, deux différences.

Cœur contrecœur, peur et trop pleurs,
Tout en cadence, sans aucun sens
A contretemps les deux sœurs dansent,
Prestance. Aisance. Mais trop distance...






Je ne sais qu’en dire… Ce poème n’est pas pour ma sœur, il est par ma sœur. Elle ne le lira sans doute jamais, mais il parle d’elle, de moi, d’un nous trop décalé… 

mardi 25 février 2014

Je vais le dire à mon père !


       Telle est la terrible menace que m’a fait ma fille, pas toutes ses dents, ni même trois ans ! Il m’a fallu réagir vite, de manière adéquate, ne surtout pas perdre l’autorité, mon autorité, qu’elle mettait au défi. Ses petits yeux transpiraient de fierté, et entre deux hoquets de colère, un petit sourire narquois se devinait sur ses lèvres.
  
       Il m’aura fallu toute ma volonté pour ne pas éclater de rire, pour maintenir le « va au coin », pour rester digne face à cette micro tête brûlée.  


       Je ne me lasse pas d’observer ma fille et son père ! L’amour qui les lie est si nouveau pour moi. Les voir construire cette relation si complice me comble au plus haut point. J’aime entendre le pop pop pop des petits chaussons de Crapulette quand elle entend Papa rentrer le soir. Voir les paillettes dans son regard, lâchant ce qu’elle faisait et s’élancer, comme s’ils ne s’étaient vus depuis des siècles en hurlant « oh ! Papa, mon papa adoré ! ». La regarder s’agripper à sa jambe, un sourire irradiant son visage, et observer du coin de l’œil l’immense fierté gonfler la poitrine de son père, perdant en un instant son statut d’homme pour celui de roi !



       Avant eux, avant ma famille, père-fille était une chose abstraite à mes yeux, un genre de légende réservée aux « Laura Ingalls », un truc dont je connaissais l’existence mais que jamais je n’avais vécu. Et quand je vois mon enfant, la chair de ma chair, mon petit trésor sucré, offrir un amour parfait à cet homme, celui que j’ai choisi, celui que j’aime, son papa-adoré, je suis toujours un peu stupéfaite, admirative aussi.

Tout simplement heureuse d’avoir réussi à bâtir ce que je n’avais fait qu’imaginer…

lundi 24 février 2014

M'écrire...

       J’ai longuement tourné autour du pot, prétextant mille et une raisons pour ne pas faire ce qui me fait tant envie…

       Je me suis d’abord dit qu’avec un design aussi moisi, il m’était impossible de mettre un blog en ligne… Evidemment ! Il est bien connu qu’un blog utilisant un des modèles prévu par une plate-forme est plus médiocre qu’un « .com »… Moi-même, ayant une affection particulière pour les blogs à « vrais mots », quand je vois un « modèle », ieurk, je fuis… (ironie, hein !)

       Puis, trouvant cette excuse plus que fallacieuse, je m’en suis inventée une autre… Quelle blogueuse étais-je ? Ah ! Enfin un vrai problème ! La question demeure et demeurera sûrement… Suis-je une « blogueuse maman » ? Suis-je une « blogueuse humeur » ?

       Je suis une « maman », du bout des bras au fond des cernes, je suis une « humeuriste », du bout des doigts au fond du cœur… Comment se définir en tant que maman-temps-plein-humeurs-et-tralalas ?

       J’ai longuement tourné autour du pot vous dis-je ! Mais est-ce au final de tout ce questionnement dont j’ai envie ? N’ai-je pas écrit dans mon premier article que je souhaitais « créer un espace personnel » ? Dois-je vraiment faire une différence entre mes humeurs de maman et mes humeurs de femme ? Ne sont-elles pas intimement liées ?



       Il faut me rendre à l’évidence… Lâcher prise, me dévoiler, me fiche une trouille monstre. Même ici. Même anonymement. Me livrer est une chose que j’ai appris à ne plus faire, pour me préserver, pour ne pas souffrir, pour, parfois, ne pas avoir à regarder les yeux ouverts ce que je ne veux pas voir.


       Le constat est en marche… Je suis timide. Même à l’écrit. Surtout à l’écrit… Parce que je ne sais faire qu’en me mettant toute nue…