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samedi 3 mai 2014

Tout en délicatesse

       Celles [ceux?] qui me lisent régulièrement le savent, j'ai un côté mièvre que je n'essaie même pas de dissimuler. Je suis cucul, guimauve, chabadabada, paillettes dans les yeux...


       Je suis ainsi et pas autrement, et si dans la vraie vie je me limite un peu, pour me préserver, pour ne pas être prise pour une cruche, ici, je laisse aller mon cœur tout mou et je n'ai aucun complexe concernant mon paradoxe : peste-sensible.

       Oui, on peut être piquante et avoir l'âme émotive. Oui, on peut aimer les mots qui grincent et les gens en même temps !

       Mais là n'est pas le sujet ! [en plus, je suis un brin trop expansive, que de qualités!]

       Le sujet, ce sont les fleurs.
       Comme toute nunuche qui se respecte, les fleurs j'adore ça. Du bouquet de pissenlits aux tiges inégales [voire inexistantes...] offert par ma fille, à la belle rose rouge de Saint Valentin achetée à prix d'or par mon homme.
       Recevoir une fleur, un bouquet, même si ce sont de vilaines fleurs cueillies par terre, j'aime ça ! Je n'y peux rien, sentimentale ou ne pas l'être...

       Mais il y a un bouquet que j'apprécie plus que tous, un bouquet, que dis-je, un brin, c'est le muguet. J'aime l'idée de sortir un jour férié pour en trouver un. J'aime la signification du brin lui-même : retour du printemps, du bonheur, de l'amour ! Et puis, c'est quand même drôlement joli un brin de muguet, non ?

       Evidemment, mon homme ayant autant de finesse qu'un pachyderme au milieu du salon de tata Gertrude et de sa collection de bibelots « dauphins », il n'est pas rare qu'il ne se souvienne pas que le 1er Mai, on offre du muguet.

       Imaginez donc ma surprise, avant hier, lorsque, alors qu'il était loin de moi, bloqué par une de ses formations, il m'a envoyé ce texto :

On en convient, le niveau cucul est assez haut !



       Il s'en est souvenu ! Mon homme indélicat comme un paysan en sabots de bois s'en est souvenu ! J'aime le muguet !

       Mais c'est qu'il progresse dis donc ! Lointain [mais encore écrit en lettre de feu sur mon cœur mou] commence à être l'impair d'il y a 3 ans.

       Recadrons la scène. Nous sommes le 29 mai, en 2011. Ma première née a 3 mois et 9 jours. C'est la fête des mères. Vous voyez arriver le drame ?

       18h30. Dans un magasin, nous sommes à la caisse. Soudain, voyant une [des nombreuses en plus] pancarte, il a un flash, un éclair de génie ! [mouais...]

    « Pu*** ! J'ai complètement zappé ! »

       Mon cœur s'emballe, aurais-je droit à...
    « Faut que j'appelle ma mère ! »



       Faux espoir. Bon. Cœur brisé, soit. 
      "Sois indulgente Millie, s'il le faut, il carbure un max, mort de honte et de trouille, pour trouver un moyen de rattraper sa bourde..."

      J'ai tenu jusqu'au soir. Mais c'était un fait, mon homme, doux comme un pétale de fleur carnivore, a oublié que j'étais une jeune maman... Il a oublié ma première fête des mères !

       Aujourd'hui, c'est loin tout ça. Mon homme reste malgré tout un peu rustre, et à ses heures perdues n'en rate pas une...

    « C'est pour ça que tu m'aimes », me dira-t-il...
    « Non mon amour, malgré ça je t'aime... »

Dis chéri, et si tu laissais tes sabots à l'entrée de temps en temps ?
       [si t'oublies encore la fête des mères, je me verrai dans l'obligation de te tuer]

vendredi 18 avril 2014

La femme derrière la mère...

       Je suis mère
       De la pointe de mes cheveux plus si courts, au bout de mes bras où pendent mes enfants.

       Mais aujourd'hui, j'ai envie de laisser parler la femme, celle derrière la mère...

       Car le monde a tendance à oublier que je ne suis pas que cela. Moi-même il m'arrive de ne plus m'en souvenir : quand les nuits sont dures et hachées, quand mon dos gronde, quand je n'ai pas pensé depuis trois soirs à faire mes soins, que ma peau fait la tronche sur mon visage... 
       Quand je me fringue avec ce qui me tombe sous la main, quand j'attache mes cheveux [trop courts pour le coup] parce que je n'ai pas l'occasion de mieux faire...

       Je dois l'avouer, la maternité, surtout celle où les enfants sont encore bébés, ne fait pas qu'occuper mon temps, elle emporte aussi un peu de ma féminité... Et si pour rien au monde je ne l'échangerais, il n'en reste pas moins quelques regrets de ne pas avoir le loisir de prendre soin de la femme que je suis.





       Je trouve si dommage qu'aujourd'hui, alors que je suis enfin prête à tenter tout ce que je n'avais jamais osé, je ne le puisse faute de temps. 
       Comme si, en quelques sortes, j'étais une femme en suspension...

vendredi 11 avril 2014

Désolée, je suis enceinte...

[ Plus au jour d'aujourd'hui, mais il n'y a pas si longtemps... ]



       Cet article m'est assez compliqué. A dire vrai, il me trotte en tête depuis un moment, et outre le fait d'hésiter à le mettre en ligne, je suis on ne peut moins certaine de savoir poser les bons mots sur mon ressenti...
       Je vais quand même essayer...

       Il y a quelques jours, en lisant un article sur les essais-bébé d'une future jeune mère [ je balance tout, il s'agit d'Audrey ] m'est revenu le souvenir douloureux des réactions de ma sœur face à mes grossesses...

       Ma sœur et moi ne sommes pas en très bon terme, et ce depuis plusieurs années. Nous nous envoyons un texto trimestriel, et encore, je vois large. 

       Tout comme ma mère avant elle, lorsqu'elle et son compagnon décidèrent de créer une famille, elle dut subir une longue série d'échec avant d'être enceinte... De longs essais, durant de longs mois, elle allait de déception en déception. Le doute s'installa même d'y parvenir un jour. Alors ils firent leur batterie de tests, et ce n'en fut que plus perturbant : en théorie, tout allait bien...
       Un peu plus d'un an, et une fausse couche plus tard, enfin, elle avait deux locataires. 

       Malheureusement, un seul des deux survécu. Commença alors une grossesse dans l'angoisse, mais qui arriva à son terme sans autre embûche. Ma nièce naquit en octobre 2010 [ ça en jette le passé simple!] dans d'excellentes conditions, et elle est aujourd'hui une adorable fillette blonde comme les blés !

       Au cours de sa grossesse, il s'avéra que moi-même je tombai enceinte. 

       Lorsque l'Homme et moi avions décidé de faire « des essais », dans ma tête, c'était certain, galère il y aurait... Sauf que du premier coup... BIM ! Transformé l'essai. J'en demeurais pantoise ! 

       Ma surprise fut si vive, mon incrédulité si intense, que je me persuadai de ne pas y croire, m'attendant à un pire... Tant qu'un écran ne m'eut prouvé que la vie avait bel et bien prise en moi, rien, ni même les battements de son cœur ne me convainquit. [ enfin... Rien ne me convainquit qu'il n'y aurait pas de drame, comme toutes les mères j'aimais déjà la promesse au creux de moi...]

       Une fois les trois mois réglementaires écoulés, je fis mon annonce [ à d'autres que ma mère ], notamment à ma sœur. Et si sa grossesse m'avait été un tsunami émotionnel, une joie infinie et profonde, visiblement, la mienne la laissa de marbre. Une immense déception pour moi... 

       J'appris plus tard que mes théories, celles que j'avais échafaudées pour comprendre sa rudesse, étaient proches de la vérité. Elle m'en voulait clairement de ne pas avoir galéré, pensait secrètement que je lui volais la vedette, et que, au final, je ne méritais pas cette chance, moi, vilain petit canard...

       Ma fille naquit en mars 2011, soit 6 mois plus tard que la sienne.

       Quelques 18 mois plus tard, ma sœur reprit de nouveaux essais. Probablement avait-elle le souhait d'avoir des enfants rapprochés. Malheureusement, elle ne fit pas moins de quatre fausses couches, dont une lui manquant d'être fatale, en l'espace d'une année... 

       Et moi, de mon côté, en février j'apprenais ma seconde grossesse, non prévue [attention, prévue et désirée, deux choses distinctes!]

       Je compris sa tristesse, son amertume en cet instant [ celui où elle l'apprit ], en revanche, ce que je suis aujourd'hui toujours incapable de comprendre, ce sont ses reproches. Cette façon à elle de me faire penser : « je suis désolée, je ne l'ai pas fait exprès »

       Ces reproches encore présents aujourd'hui. Malgré la bonne farce que nous a fait Madame la Vie : sa première est d'octobre, ma première de mars suivant, mon second est d'octobre, sa seconde de mars suivant...

       Et j'en viens à un questionnement plus large

       Sommes-nous, nous mamans, séparées en deux catégories distinctes, celles qui ont souffert pour accéder à ce statut, et celles qui non ? 
       Devons-nous mener les guerres inutiles que peuvent causer l'allaitement, le portage, n'importe quelle différence ? 
       Une maman sans galère à l'être ne peut-elle ni comprendre, ni compatir, ni simplement souhaiter avec sincérité le bonheur à celle qui lutte ?


       Dois-je vraiment m'excuser d'avoir eu une chance que d'autres n'ont pas, simplement parce que ces autres, ces mères-mais-pas-officiellement, je les comprends, et j'ai envie de le leur dire ?


J'en profite au passage pour souhaiter tout le bonheur du monde à Audrey, et toutes ces autres qui essaient, coûte que coûte, de devenir enfin maman.

mardi 8 avril 2014

Le petit bonhomme vert



       Je vis en banlieue parisienne. Et dans le coin, le piéton est considéré comme un parasite de la circulation : s'il a le malheur de se trouver au travers du chemin d'une voiture, il est écrasé. Comme une fourmi. Ni plus, ni moins.

       Mais, il y a aussi des rues en sens unique, moins fréquentées, avec des passages piétons qui s'ouvrent grands devant toi, attendant que tu les foules, t'invitant presque tant la route est déserte...

        Oui, mais ils ont un feu... Et j'ai des enfants. Dont une qui commence à bien connaître les couleurs. Qui marche. Qui apprend vite...

        Je me retrouve ainsi réduite à l'impuissance. Attendre le petit bonhomme vert, alors que la route est si dépeuplée que je pourrais allègrement m'arrêter en son milieu pour réajuster mon pull...

       C'est d'ailleurs étrangement à cet instant, qu'une multitude d'autres passants surgit de nulle part, faisant ce que tu ne peux faire : traverser !
       Moi, je ne bouge pas, évidemment, la petite main qui s'agrippe d'un côté, la poignée de la poussette de l'autre.

       Je deviens alors l'obstacle. Comprenez, je suis en plein milieu, quel culot !

      Si la plupart me contourne comme si j'étais un arbre, s'apercevant à peine de ma présence, si bien souvent, on me regarde amusé, ou me lance un regard « je comprends », il y a des fois où clairement, ma cargaison et moi, gênons ! Et que soupirs, bousculades, regard « qu'est-ce qu'elle fout celle-là avec sa marmaille ? »

       Avoir des enfants, c'est aussi ça. Vivre les choses du quotidien à leur rythme, souvent bien lent pour les adultes empressés que nous sommes...

[et un article qui sert à rien, un ! Ne me remerciez pas ! ]

vendredi 4 avril 2014

[tag] Liebster Award

       Voilà, j'ai été taguée. Oui, encore. Mais cette fois, j'ai reçu un Award, un Liebster Award !



        Et, je remercie ma mère pour m'avoir... euh, non, on me dit [ foutue conscience qui brise les rêves! ] que cet Award est confidentiel, et que son vrai vrai but est de promouvoir les blogs avec moins de 200 followers sur HC [ Oui Delf, pour le coup, j'ai fait des recherches ! ].
       Un peu comme une fête aux liens, un soutien entre « petites » de la blogo, et, un joli plaisir de se voir « nominer » ! [ et au passage, assouvir sa curiosité en apprenant tout un tas de choses les unes des autres ! ]

      Donc en vrai, je remercie Delf, du blog Les Ptits Hiboux, et je le fais vite, car comme je suis trop bavarde à l'écrit, j'ai peur que vous décrochiez très rapidement [ ou que vous préfériez lire les blog que je vais « linker », plutôt que le mien...! ]
        Qu'il est plaisant de savoir que l'on est apprécié !

Le principe ? [j'avoue, c'est du copie-colle ! ]

«  (...) promouvoir des blogs . Il faut commencer par se présenter en 11 points, puis répondre aux 11 questions posées par le blogueur à l'origine du tag en le nommant. Ensuite, nous pouvons accorder le privilège du tag en nommant à notre tour d'autres blogs . »

Commençons donc, mais sans se répéter !

Les 11 [nouvelles] choses :

  1. Je n'ai pas le permis... Vous me direz, en région parisienne...
  2. Je possède le pouvoir magique le plus chiant du monde. Quand je prends quelque-chose, pouf, en 5 secondes ça disparaît... Pouvoir fonctionnant à la perfection avec ma brosse à cheveux et mon torchon à vaisselle, mais aussi, dans le désordre : mes clefs, une seule de mes chaussures ou chaussettes, l'éponge à vaisselle, voire même, plus spectaculaire, mon sac, que j'avais « posé-là » pour que ça soit plus pratique...
  3. Je suis fan des Simpsons. Je ris même quand je connais la chute, et je peut réciter certaines répliques... Mais ce n'est pas ma série préférée !
  4. J'ai d'ailleurs un chat qui s'appelle Itchy. Comme la souris, de « Itchy et Scratchy »... [Je me trouve hilarante!]  
  5. Je suis une pro des sauces ! Je ne rate jamais une béchamel, et suis fabuleuse en free-style !
  6. Je me suis déjà fracturée la clavicule et un orteil. Fêlé deux côtes et le coccyx. Fissuré une cheville et broyé tous les cartilages des deux mains [ ouf ! Assez jeune pour ne pas m'en souvenir et ne pas en avoir de séquelles... ]. Mais jamais tout à la fois !
  7. J'ai manqué de mourir deux fois. Une fois, peu avant une opération qui m'a sauvé la vie, une seconde en accouchant de ma grande, à cause des séquelles de ladite opération...
  8. Mon petit a été accouché sur rendez-vous. Véridique ! Le jour, le moment, à la minute près où je l'ai mis au monde, j'avais réellement rendez-vous avec mon gynédoc ! Et non, ce n'était pas un accouchement programmé !
  9. J'adore dire des gros mots [ quand je fâche, quand je m'enflamme, quand je m'époustoufle.. ] Hélas... Pas devant les enfants... Putain de bordel de merde, chier que ça manque ! [ surtout quand je fracasse mon petit orteil sur la table basse! ]
  10. Je ne supporte pas, mais vraiment pas, les gens qui crachent par terre, dans la rue. Si vraiment c'est nécessaire [ ce dont je doute la plupart du temps ] prenez un mouchoir bordel !
  11. Ma voisine du dessus et moi-même ne pouvons pas nous sentir. Mais avec une grande cordialité !
Les 11 questions :

  1. Ton péché mignon ?
Ah, ça tout dépend si c'est dans le sens traditionnel (la bouffe, quoi!) ou large du terme [ Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ] Je dirais donc les chips, avec un penchant marqué pour le Monsieur Moustachu, et les massages. En gros, file moi un tube de tuiles et enchaîne par un massage, et je ferais tout ce que tu voudras [ et que la décence permet, hein! ]
  1. Où sont prévues tes prochaines vacances ?
On ne sait pas encore si Monsieur aura, et quand... Mais un des avantages à vivre loin de sa famille, c'est qu'on n'est pas emmerdé pour réserver ! Donc, si la possibilité est là, on descend chez moi, direction Sud-Ouest !
  1. Thé ou café ?
Thé. Mais en fait plus trop... un en passant (vert-menthe, si possible) et il me fait encore plus plaisir que quand j'en buvais plusieurs par jour ! Pour le coup, je suis d'une affligeante banalité, ce que je bois le plus c'est de l'eau.
  1. Tu blogues sur un bureau ou dans ton canapé ?
Pour le coup, je suis d'une extrême originalité ! Ni bureau, ni canapé, mais un vieux meuble de cuisine, dans... [ je vous le donne en mille! ] ma cuisine ! Perchée sur un tabouret, l'ordi posé là, au-dessus de mon tiroir à couverts ! Comme ça, hop, entre deux assiettes à laver, pendant une cuisson, ou quand ça me prend !

  1. Pourquoi as-tu fait un blog ?
D'une part, pour le plaisir de partager un bout de moi, avec des personnes qui me ressemblent. [ Fatalement, on lit rarement un blog avec lequel on est en désaccord! ]
D'autre part, pour y noter mes jolies choses, « relater le beau ». [ pour me citer! ] [ ceux, bon OK, celles qui me lisent doivent avoir noté ma tendance fleur bleue ]

  1. Ton livre préféré ?
Monsieur le Président, Miguel Angel ASTURIAS
Un roman à la fois horriblement tragique et terriblement poétique. Une histoire d'amour sur fond de dictature Sud Américaine, ou l'inverse, c'est parfois si subtil. Un récit onirique et réel à la fois, un peu dur à saisir au départ, mais qui m'a réellement transportée [ pour preuve, la première fois que je l'ai lu, j'avais 16 ou 17 ans, et aucun ne le détrône]
  1. Es-tu maman cool ou maman stress ?
Cool ! Je suis une personne stressée, mais avec les petits, je suis une autre moi. Et comme dirait Crapulette : « Ze t'adore Maman ! »
  1. Quel est ton style vestimentaire ?
Casual-rock option ce-qui-me-tombe-sous-la-main-et-qui-ne-comporte-pas-une-empreinte-au-chocolat-ou-un-renvoi-carotte-lait, ça existe ? En vrai, sans me la jouer modeuse [que je ne suis pas!], jean ou jupe, cuir, duffle-coat ou débardeur. [choisir la saison adéquate]
  1. A quelle heure te couches tu le soir ?
Trop tard ! Rarement avant minuit...
  1. As-tu un objet qui ne te quitte jamais ?
Ma chaîne, avec mes bientôt trois pendentifs : le tiki de mon homme, le cœur gravé « Maïlys », et l'étoile qui arrive, gravée « Elliot ».

  1. Voudrais tu te marier avec Georges Clooney ?
Je choque si je dis en place publique que Georges, c'est pas ma tasse à café ?
Moi, je veux me marier avec David, vous savez, le Beckham. Et j'exige que le jour du mariage, il soit en slip, comme à la télé. Evidemment, pour moi, je veux une robe de princesse hors de prix, avec de magnifiques chaussures rouges. [et là, je ris, sur mon tabouret, dans ma cuisine, fière de moi et ravie de cette absurde mais délicieuse image de Beckham en slip pour son mariage! ] [What else?]






Et je tague à mon tour :

Babiou, de Babiou Family, parce que 2 en 2 jours c'est la classe !
"Humeur", des Humeurs d'une future maman, parce que je l'aime bien ! (et en vrai, comment doit-on t'appeler ? Sinon, pouf, tu seras nommée "Humeur" !)
AngelBlogue, parce qu'elle aussi, me touche... 
Et Nath, du Journal pas intime d'une maman solo. Copa ? Oseras-tu en dévoiler plus ? 

Mes 11 questions :


  1. Quelle partie de ton corps préfères-tu ? [ répondre : « je suis moche partout », en plus d'être un mensonge est interdit, personne n'est moche partout! ]
  2. As-tu un parfum fétiche ?
  3. Ta plus grosse bêtise enfant ?
  4. A qui aimerais-tu épiler le nez, parce que ça dépasse ou juste parce qu'il/elle t'agace ?
  5. Ta blague préférée ?
  6. Ton groupe (chanteur-teuse, musicien-ne) préféré ?
  7. Et ta série ?
  8. En vrai, avoue, t'as vraiment lu mon pavé jusqu'au bout, ou tu sais juste que je t'ai tagué parce que je te l'ai dit ? [ tu peux vraiment avouer, il m'en faut plus pour me vexer ! ]
  9. Si tu étais un animal, tu serais... ?
  10. Quel est ton grand rêve secret, celui que tu n'avoues qu'en blaguant, et dont tu n'es pas certaine qu'il soit réalisable ?
  11. Quelle chose accomplie te rend le plus fière de toi ?

dimanche 30 mars 2014

Burn-out maternel

       Le burn-out maternel, sujet tendance et tabou à la fois, abordé souvent de loin, sans trop se mouiller, car il faut bien le dire, se vanter de le vivre n'est pas la première chose qui vient à l'idée de la personne concernée...

       Je ne me prétends ni explicatrice, ni même détentrice de quelconques vérités... 
       Juste spectatrice de mes propres doutes, de mes propres expériences, et de ma volonté de savoir quelle « mauvaise mère » je suis... Ai-je réellement vécu, ou vis-je un burn-out ?
       A cet instant précis, je n'ai pas la réponse... Délimiter la frontière entre le burn (l'épuisement) et le débordement n'est pas chose aisée...
       Mais...


       Toute mère, quelle qu'elle soit, « travailleuse » ou « au foyer », passe par une phase, plus ou moins longue, plus ou moins intense [douloureuse] de :
  « Fais-je bien, suis-je assez, et pourquoi mon gosse me gonfle autant ? »

       Le fait-même de se questionner sur sa maternité, sur sa « légitimité » et sur la fatigue qu'elle cause, ne suffit pas à parler de burn-out. Il est, je pense, tout-à-fait normal, voire sain, de se remettre un minimum en cause, et de « recalculer » notre angle éducatif en fonction de la réalité de nos progénitures.

       Selon ce que j'en ai lu, cette prise de conscience est pourtant le virage qui peut tout faire capoter. En gros, on n'est pas aussi parfaite que prévu, alors on s'acharne jusqu'à « fondre » littéralement...

       Cependant, la mère s'espérant parfaite traînera partout avec elle une copine encombrante : la culpabilité
       On se sent coupable de ne pas faire assez bien, on a honte d'en avoir ras le dos, on se sent nullissime de ne pas accomplir en souriant toute la logistique familiale, et on se noie, sans parfois même s'en rendre compte, parce que comme il le faut, on le fait. 
          On puise toutes les forces à notre disposition, on fonce tête baissée et on ne voit pas le mur qui arrive en face. [crépi en plus, l'enfoiré]

       Faire un burn-out, reviendrait [à mon humble sens] à poursuivre un idéal surréaliste, jusqu'à s'en oublier soi-même, jusqu'à ce que le corps et l'esprit, éreintés, craquent et hurlent STOP... 
       Et on passe de débordée à débordante, de fatigue, de colère, de mésestime, jusqu'au jour où BURN-OUT, nos gestes dépassent de nos pensées, le contrôle se perd. Des mots trop brusques, une fessée, parfois simplement un violent mépris...
       S'en suivant le choc... Celui de se réaliser si différente de ce que l'on est, de ce que l'on croit. Celui de se sentir encore plus mauvaise mère que lorsque l'on n'arrivait juste pas à remplir « le cahier de nos charges »...

       On s’écœure, on se mure, on se tait. Personne ne comprendrait...

  « Moi, cette maman si abjecte. Ma faute, mes fautes, je ne les dois qu'à MOI, mère incompétente. La voisine, elle, elle y arrive... [de ce que l'on en voit...] »


       Cercle vicieux où le corps entraîne l'esprit, ou bien l'inverse, au fin fond d'un trou fait de réelles douleurs physiques et morales. Du psychosomatique à l'état brut(al).

       S'en sortir, c'est accepter, c'est en parler (médecin, conjoint, amis, ou pourquoi pas oreille inconnue et attentive).

       S'en sortir, c'est avouer qu'on n'y arrive plus, que le rouleau n'est pas au bout, il est déjà au recyclage...

       S'en sortir, c'est admettre que l'on n'est pas mauvaise juste à cause d'un fichu grain de sable dans le mécanisme...

       S'en sortir, c'est le plus dur, parce que c'est se faire face à soi-même, mais surtout, faire face aux autres...

       S'en sortir, finalement, ce n'est pas d'avoir la faiblesse de reconnaître sa défaite, c'est d'avoir la force de se sentir humaine, avec tous les défauts que cela incombe...



       Chez moi, le ménage n'est plus trop fait [minimum syndical, et encore], je ne « travaille pas », mais à ce jour je n'ai plus le courage d'être partout...

       Chez moi, quand les enfants font la sieste, je la fais aussi. Pas parce que je n'ai rien à faire [au contraire...], mais parce que mon corps ne tient pas le choc...

       Chez moi le matin, il est si dur de me lever, que ma grande passe parfois une heure à jouer sur mon lit pendant que j'émerge... Et je remercie la fée des bébés que Titou dorme aussi bien...

       Chez moi, je suis parfois tellement en colère que Monsieur n'entende rien [ou presque] à cette détresse que je voudrais l'emplafonner malgré l'amour que j'ai pour lui.

       Chez moi, j'ai clairement dû faire un choix entre le bonheur de mes enfants et mes tâches d'adulte...
       Chez moi, j'aimerais parfois m'enterrer de me rendre compte que d'autres y arrivent et moi pas...

       Alors, chez moi, je m'applique à voir le joli dans de petits instants
       Je tiens un blog, où je relate le beau, pour m'en souvenir, mieux l'observer... Parce que moi, chez moi, je ne suis pas [ou plus] malheureuse. 
       Je me sens peut-être encore un peu incomplète, mais je suis aussi un peu fière d'avoir épargné mes bébés, quitte à passer pour la « laisse-aller » du quartier...
       Parce que tirer un trait sur mes apparences, j'en ai eu besoin, j'en ai encore besoin.


       Chez moi, le terrain est fragile, propice au burn, pré et post partum
       JE suis fragile. 
       Et aujourd'hui, je l'admets


       Peut-être un jour, une maman lira cela, saura qu'il faut en parler, qu'il faut se dire que c'est comme une maladie avec une longue convalescence... 
       Qu'il n'y a pas de honte à « avoir honte »... 
       Nous ne sommes pas toutes égales, tous égaux, face aux aléas du quotidien, et comme j'aime le dire, la relativité [de quoi je me plains, moi], quand on est dans la merde, on s'en fout un peu...


jeudi 27 mars 2014

Le rendez-vous

       Ce soir j'ai rendez-vous...

       J'en ai un peu les mains qui poitent, vaguement le cœur qui en palpite. Voilà des mois que j'attends cela, ou peut-être des années ? Des siècles ? Une éternité...

       Oh ! Pourtant rien de bien exceptionnel, aucune fortune n'y succombera, un endroit un peu familial, mais d'y songer me fait rêver. Il y aura lui, il y aura moi, et... Ma foi, cela suffira !

       Peut-être aurai-je mis du noir au yeux. Du rouge à lèvre ? Ah ! c'est vrai, je n'aime pas ça, je l'avais presque oublié !

       Sans doute me mettrai-je en jupe, sans doute aurai-je même un peu froid en sortant. Mais qu'importe, que je me sentirais belle, juchée sur mes talons préférés !



       Ce soir, j'ai rendez-vous et je n'ai plus trop l'habitude. Que se dit-on blanc dans les yeux quand les enfants ne sont pas là ?
     Comment se retrouve-t-on en amoureux, comme des amants, comme avant, comme sans enfants ?

       Ce soir, j'ai rendez-vous, j'ai un peu peur, je l'avoue... Mais n'est-ce pas là bien jolie chose ?


       Ce soir, j'ai rendez-vous et en rentrant, je garderais tout ça pour nous... 

[en espérant fort, fort, très fort que les bébés feront dodo!]

vendredi 14 mars 2014

Une amie discrète

      J’ai eu différents amis au cours de ma vie. Certains me sont aujourd’hui un délicat souvenir, certains ont été radiés, et d’autres, malgré le silence et le temps, continuent d’être conjugués au présent. Parmi toutes ces personnes, il y en a une avec une saveur particulière, mon amie discrète.

       Cette amie, je ne sais pas si je pourrais l’appeler « meilleure amie » [c’est un drôle de concept cette façon de s’accaparer quelqu’un], ce dont je suis absolument sûre en revanche, c’est que je l’aime.

        J’aime avoir été son épaule et m’être servie de sa main lorsque nous nous sentions trop seules. J’aime son incroyable tignasse, son sourire si agréable. J’aime même son humour qui craint !

       Et pourtant, cela fait des années que nous ne sommes vues… Que nous nous observons, discrètement, voir si tout va bien…

        Tous ces moments, bons et moins bons, que nous avons passé ensembles, sont un bout de nos histoires personnelles. Nos chemins ont bifurqué, mais à aucun instant nous n’avons cessé de vouloir regarder par-dessus la haie, pour vérifier et continuer sereine de savoir que de cet autre côté la vie s’écoule paisiblement.


        Les réminiscences de ce que nous avons pu vivre sont toujours empreintes de tendresse. Je n’ai ni le regret que cela soit « fini », ni l’envie de les oublier. 
         Les vacances dont j’avais tant besoin, les fous rires complices, les larmes, les blogs… Le t-shirt Ben, la rose éternelle, la vache en pâte à sel… De petites touches de lumière à chaque fois que j’y songe.

         Aujourd’hui, après avoir été indiscrète tant d’années, je lui rends la pareille… 

         Ma fenêtre est ouverte, tu peux regarder au travers aussi souvent que tu le souhaites et tu peux le faire à notre façon, discrètement


[mais tu peux aussi ramener ta fraise de morue, y’a pas que la fenêtre qui est ouverte !]

jeudi 13 mars 2014

Yaya*

*mamie en catalan.



       J’ai eu longtemps ma yaya. Elle était là à ma naissance. J’ai été là pour son départ… On ne se comprenait pas toujours, mais elle avait la peau toujours très douce. C’est absurde comme souvenir, pourtant c’est celui que j’aime le plus. Quand elle est partie, nous étions trois à son chevet. Sa fille (ma mère), et deux de ses petites filles (ma cousine et moi).

        Lorsque son dernier soupir est arrivé, je tenais sa main familière, chaude, douce, si douce… dans ma main à moi… Je me souviens avoir senti ses doigts perdre « quelque chose ». Puis du bip atroce de la machine, et ma mère, redevenue petite fille, hurlant « mamà… mamà… » Ces cris sont gravés en moi… Cet instant est le plus bouleversant que j’ai vécu, pourtant, je ne l’échangerais pour rien au monde…

        Parce qu’à cet instant, j’étais heureuse d’être là, malgré tout, lui montrer à elle, ma yaya, que je l’aimais fort, très fort (malgré son coma je reste persuadée qu’elle entendait car son visage et ses muscles changeaient quand on lui parlait), que nos différends ne comptaient pas, qu’elle était yaya, ma yaya pour toujours…

        J’ai été heureuse de venir au secours de ma maman, de lui donner mes bras, de partir en furie chercher quelqu’un pour stopper ce foutu bip qui nous brisait un peu plus le cœur… J’ai été heureuse de comprendre combien une maman est importante, heureuse aussi lorsqu’en quittant l’hôpital, les feux d’artifices ont retenti au loin. Yaya aurait adoré se dire qu’on les tirait pour elle…

       Ces heures ont été atrocement douloureuses, mais avec le temps, j’ai compris leur impact positif sur moi, j’ai compris pourquoi j’étais heureuse d’être arrivée à temps, d’avoir pu lui dire au revoir…


        Lorsque j’ai été enceinte pour la première fois, quelques années plus tard, j’ai un jour pris mon courage à deux mains… J’ai appelé ma mère et lui ai posé cette question qui me perturbait :

   « Maman, dis, tu veux t’appeler comment pour mon bébé? »

Hésitations, petit trémolo :
   « Comme tu voudras ma fille. Peu importe la façon, je serai heureuse quand même…
   « Est-ce qu’elle pourra t’appeler « yaya » ? »

Silence. Larmes contenues. Fierté.
   « Oui, bien sûr… »


        Cette minute de bonheur ressemble à une histoire triste. Mais il n’en est rien… Certes, ses racines se fondent avec un vécu douloureux, mais… A mes yeux, ceux de ma maman, cette demande a été une vraie minute de bonheur.

       Ma mère connaissait l’importance de « ma yaya » pour moi. Avec cette simple question, je lui ai simplement transmis le flambeau, je lui ai donné la chance d’être la yaya de mes enfants, d’être la femme à la peau douce, d’être le lien vers nos racines dans un autre pays.


       J’ai reconduit l’histoire, prolongé le temps, et offert à ma mère de devenir pour ma famille cet être si important qu’aura été Yaya…




[ C'était ma participation à 30 jours & 1 minute de Bonheur, sur le thème des Mamies ]
[ AngelBlogue & Maman pouponne ]

[tag] 11 + 11 = 22

       Ben voilà ! Mon premier tag ici, le fameux, celui des "11" ! Je me plie volontiers à l'exercice imposé par Maman Débutante, une façon sympathique de faire connaissance... [Quoi ? Qui dans l'assistance a chuchoté que mon verbiage était désuet ?]

       Un principe tout simple, révéler 11 choses sur moi que vous ne savez pas, et répondre aux 11 questions de ma tagueuse. Plouf, je me jette à l'eau ! [oui, parfaitement, mes blagues me font rire !]


Les onze choses :

  1. Je suis prodigieusement, désespérément maladroite et gaffeuse... Lister mes maladresses prendrait une vie entière. En revanche, mettez-moi mes bébés dans les bras, et boum ! Je ferais preuve d'une dextérité épatante !
  2. Mon chien s'appelle Tacot et ne ressemble à rien. En plus il pue, même après plusieurs shampoings. Je l'adore.
  3. J'ai lu Baudelaire et Balzac pour mon plaisir. C'est même pas un prof qui m'y a obligée. Mais Maupassant... Qu'il m'ennuie !
  4. Je ne dis jamais mon âge dans la vraie vie. Je fais ça tellement bien que ma propre sœur est persuadée que je vais avoir 26 ans... Attention, même si la trentaine m'effraie un peu, je n'ai pas vraiment peur de vieillir, ça m'amuse, c'est tout !
  5. J'adore crâner et me la jouer mégalo en écrivant. Je ne le suis pas pour deux sous. Mais c'est un fait, croire à fond à ce que l'on écrit (ou dit, d'ailleurs), feindre l'assurance, permet de faire passer tout un tas de conneries !
  6. J'ai la phobie des punaises. Pas celles sur le mur, les bestioles... Quand y'en a, je deviens totalement stupide et irrationnelle. Pourtant, mon cerveau sait que c'est idiot, mais elles me font perdre tout contrôle...
  7. Je cours "comme une fille". Je suis un cliché ambulant quand je galope !
  8.  Je suis tombée enceinte 7 mois après avoir rencontré l'homme. Ce n'était pas un accident. Nous ne regrettons pas !
  9. Je suis cucul. Un vrai chamallow. Guimauvesque jusqu'aux bouts des doigts. Mais dans la vraie vie, j'ai du mal à être "tactile"...
  10. Je m'émerveille au moindre truc. J'aime ça.
  11. Je suis pleine de contradictions. Mais je sais ce que je veux !

Les 11 questions :

     1.  Pourquoi as-tu donné ce nom à ton blog ?
Parce que millie est mon pseudo depuis longtemps sur le net, mon alter-ego en quelques sortes, et que je suis un peu une peste aussi ^^
     2.  T'as-t-il permis de faire de nouvelles rencontres ? Si oui, sont-elles bonnes ou mauvaises ?
Mon blog est tout frais, mais j'ai fait quelques rencontres, et à ce jour, elles sont ma foi très bonnes ! Sauf peut-être cette Nath, qui vraiment, vraiment, n'est pas attachante du tout !! [j'ai précisé que j'étais une peste, non ?] [en cas où, c'est une blague ! Même si je suis sûre que l'intéressée a souri !]
     3.  Si un génie te propose de faire 3 vœux, qu'est-ce que ça serait ?
La santé pour ma famille, une belle maison pour ma maman, et je garde le troisième vœux au cas où...
     4.  As-tu déjà voyagé, et où es-tu allée ?
Je n'ai que trés peu voyagé dans le monde. Mon unique pays étranger est l'Espagne, mais j'y ai vu quelques villes sur la côte : Tarragone, où est né mon père, Rosas, quelques trous perdus, Mojàcar en Andalousie (trop beau !), Águilas (où a longtemps vécu ma mère)...
Par contre, en France, j'ai plus vu du pays. Mon homme est de Metz, je suis de Toulouse, on vit en région parisienne... Puis, un de mes grands coups de cœur en France, hormis la côte catalane,  est Bruniquel, dans le Tarn-et-Garonne...



     5.  Plutôt salé ou sucré ?
Salé, assurément !
     6.  Si tu devais te décrire en 3 mots ?
Souriante, petite et sanguine !
     7.  Tes vacances de rêve, c'est quoi ?
Du soleil, de l'espace, et la mer pas trop loin...
     8.  Ta couleur préférée ?
Le rose !! J'adore !
     9.  Quelles sont tes passions, addictions ?
Blog addict, j'adore en lire, j'en lis des tas. Je suis aussi addict à mes enfants... Puis j'aime : lire tout court, écrire, cuisiner [mais je suis nulle en crêpes !], la musique, fabriquer des babioles, et amasser des trésors inutiles !
    10.  Es-tu soirée DVD ou cinéma ?
Soirée DVD, petit plat, vin et câlinous... 
     11.  Es-tu dépendante de ton téléphone portable ?
Absolument... PAS ! J'oublie régulièrement de le charger, je le perds chez moi, et tu sais quoi ? J'utilise même pas de connexion internet avec !




       Voilà, mais comme je suis trop une rebelle, je ne tague personne !






dimanche 9 mars 2014

Abnégations familiales

      Ah… Devenir mère… Un pur bonheur ! Une félicité sans pareil, un amour vertigineux, de l’allégresse, des chants et des danses de la joie ! Donner la vie, c’est accéder à la béatitude, ressentir une exaltante satisfaction… C’est un peu comme une grande ivresse qui fait tourner la tête, sourire bêtement, s’extasier du moindre rien.

      Vraiment, devenir mère, ça change la vie, ça chamboule tout ! Mais bon, hein, ça sent quand même un peu l’embrouille cette histoire-là. Non parce que y’a deux-trois détails qui sont pas précisés sur la notice…

       Pour commencer dis-toi que plus t’as d’enfants, plus tu manges… froid !

     Bah oui, s’ils ne sont pas assez grands, faut couper la viande et donner la becquée. S’ils sont trop grands, faut négocier sévère pour éviter les disputes et autres pinaillages. Les bébés… Les plus sournois… Tu les nourris gentiment, tu les crois endormis, et quand tu brandis ta fourchette au-dessus de ton assiette… boum ! Ils ont besoin de toi !

      Et si par chance, ô miracle ! tu réussissais à manger en temps et en chaleur, comme ça, avec toute la famille, tu te retrouves avec une assiette communale, où l’on te pique tes meilleurs morceaux et te refourgue les restes prémâchés…

       Une des autres choses dont il te faudra faire le deuil sont les grasses mat’
    
    C’est d’ailleurs le secret le moins bien gardé de la maternité. Alors bon, comme t’es au courant, t’échafaudes des plans. Genre, si je le couche une heure ou deux plus tard, il se lèvera fatalement une heure ou deux moins tôt... erreur ! 

      Un enfant, c’est comme l’alarme du vendredi que t’oublies de désactiver le samedi : rageant, strident, sans aucune pitié pour le rêve trop bien que tu faisais. En plus, impossible de feindre la surdité, sous peine de voir le volume sonore augmenter…

       Parlons-en du bruit… 

      Quand les enfants s’endorment enfin, t’es tellement plus habituée que le silence te file presque le vertige. Faut comprendre, dans la journée, entre les jouets bruyants (saleté de cadeaux pourris ! le pire, c’est que certains viennent de toi…), les pleurs et les cris (les leurs ou les tiens…), le boucan généré par le monstre lui-même (ça court beaucoup ces choses-là, et puis ça parle aussi, accessoirement) et l’ambiance « famille » (lave-linge, sèche-linge, aspirateur, et/ou lave-vaisselle…) le calme n’existe pas
      
      Et si jamais ça arrive, ça n’augure rien de bon…

     N’oublie pas au passage de faire une croix sur ton intimité… Rien de tel qu’une discussion à cœur ouvert quand tu fais pipi…

      Au final, il te faudra abdiquer et déposer au fond d’un placard ta tranquillité d’esprit. D’une part, parce que cette liste n’est pas exhaustive et que chaque famille possède ses variantes, et d’autre part, parce qu’en plus de bouffer froid, avoir sommeil et vivre dans un brouhaha infernal, ces gamins, les tiens, te feront te ronger les sangs à la moindre occasion !


        Un incommensurable bonheur te dis-je !