J'aime bloguer, c'est sans doute mon passe-temps favori.
Et c'est tout sauf récent. Il doit bien
faire une dizaine d'années que je lis chez les autres, que j'écris
mon chez moi.
J'ai souvent déménagé, parfois
longuement déserté, mais y suis toujours revenue. Que cela soit
pour suivre où je me plais, ou écrire comme il me plaît.
Mon homme me connaît assez pour le
savoir.
De la même façon qu'il sait que la
framboise me fait craquer, qu'il sait que je peux baver sur des
chaussures des heures durant [non mais, sans déconner >♥♥♥<].
De la même façon qu'il sait que
j'espère secrètement devenir chanteuse dans un groupe de rock et
nail-artiste [rêver c'est la vie, non?], il sait que bloguer j'aime
ça.
Mon blog, bien qu'inconnu de mon
bataillon familial, lui, le lit assidûment, il est sans doute même
mon lecteur le plus enthousiaste !
Il « vérifie »
mes cœurs HC, explose de fierté quand je suis sélectionnée, lis
mon FB le trouvant palpitant, pousse même jusqu'à me demander
comment vont mes copinautes !
Vous pourrez me dire que moi aussi, je
me farcis ses loisirs, pourtant, que je me fous de son matos
informatique !
Mais lui, il a ce truc, cette façon de ne pas
« rabaisser » mon amour du blog, cette façon d’ériger
un moment de détente au rang d'art !
Naturellement, il n'est rare que je
m'enquière de son avis, lui demandant ce qu'il aimerait que
j'écrive. Après tout, en tant que lecteur-première-ligne,
qu'aide-traqueur-de-fautes, on peut le considérer participant, non ?
Mais voilà, mon homme est et restera
un drôle de numéro, et lorsque je lui pose la question, sa réponse est inévitablement la même...
Il se fend d'un
sourire auto-satisfait :
« Tu n'as qu'à écrire sur
l'homme merveilleux que je suis. »
Soit.
Pourrais-je rêver obtenir de nouvelles
répliques de ma groupie number one, si j'accède à sa demande ?
Espérons-le !
Ode à cet homme
merveilleux
Ô
toi mon amour, toi qui dans ta magnificence me permets de profiter de
ta présence,
Toi qui par bonté m'offre d'être à
tes côtés chaque jour que Dieu fait,
Je te dédie ce poème, modeste,
semblant si blême à côté de ta grâce suprême...
Ô
toi, qui chaque matin déposes sur mes lèvres un baiser de satin,
Qui, juste après avoir laissé, au
creux du lavabo immaculé, tes mignons poils de barbichette.
Me susurres un tendre et coquin « tu
sais pas où y'a des chaussettes ? »
De toi mon bel amour, je suis croc-love
pour toujours...
Et si jamais il te reprenait l'idée, de marcher sur mes chaussures à l'entrée,
C'est avec amour, oui, pour toujours,
que je te les mettrai là où tu sais !


