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dimanche 11 mai 2014

Terrible three

       La chair de votre chair traverse son « terrible two » ? 
       Vous rêvez de coudre sa bouche à chaque fois qu'un « non ! » en sort [tout le temps donc]
    Vous commencez à vous dire que finalement, il ne serait peut-être pas si mal de vendre votre descendance [en mentant un peu sur la marchandise...] ?

       Et bien savourez votre chance, car il y a pire : le terrible three !




       Je vous fais un rapide topo : le terrible two est la période d'opposition, celle à laquelle peu de familles échappent. [voyez avec Google pour plus d'informations, il fait ça très bien]

       C'est le terrible moment où votre progéniture passe de petit bébé à petit enfant, où, fort de ses récentes acquisitions, il se rend compte qu'il peut faire une multitudes de choses sans vous, voire contre vous
       Il comprend que le « non » n'est pas réservé à l'autorité parentale, et qu'il est hyper super trop drôle de voir papa ou maman devenir rouge à force de contenir leur rage !

       Mais bon, lors de ce fameux rite de pas-sage, vous restez encore, envers et contre lui, le parent omnipotent que vous imaginez être, il dit « non » à tout, mais s'exécute quand même, il vocifère à la moindre contrariété, mais fini toujours [ou presque] par obtempérer. La belle vie en somme.

       Ne vous réjouissez tout de même pas trop vite de passer ce cap les doigts dans le nez ! [curieuse façon au demeurant de montrer l'exemple aux enfants!] 
       Et veillez bien à les en retirer avant que le terrible trhee ne se pointe : le choc est intense, et nul n'est pas le risque que vous en tombiez des nues
       Je suis à peu près sûre que s'écraser au sol avec deux doigts plantés dans les naseaux doit être passablement douloureux. [qui qui c'est qui rit de ses propres vannes ? C'est Millie!]

       Si dans la théorie, le terrible three est la même chose que le two, dans la pratique, quelques détails vous feront amèrement regretter de ne pas avoir réellement vendu votre bambin ! [appelez pas la DASS, je blague, hein!]

       L'opposition reste le maître-mot, mais si quelques mois plus tôt, son « non » ne servait qu'à vous contredire, désormais, son « non » est catégorique, suivi d'une mise en pratique immédiate. [traduction : « Maman, je vais te désobéir, je tenais à ce que tu le saches »]




       Prenons par exemple une situation lambda : des jouets traînent au sol. 
       Gentiment, je demande à ma troizan de les ramasser. J'utilise même le s'il te plaît.
     « Non !
    -  Ma chérie, s'il te plaît, ramasse tes jouets. [deuxième fois]
    -  Non ! »

       C'est en général à la deuxième demande que tout bascule
       Plusieurs options possibles, dépendantes de deux facteurs non négligeables : la puissance du désir d'opposition de troizan, et votre fatigue à la combattre.

  1. Jouer le même jeu. Parfois ça marche ! Des règles simples : répéter encore et encore la demande jusqu'à exécution. Effets indésirables : peut rendre fou, peut provoquer une crise encore plus grosse, peut faire croire à l'enfant que c'est un jeu trop marrant et les jouets resteront au sol plusieurs heures, jours, siècles...
  2. Réitérer une à deux fois de plus la demande, le ton de plus en plus agacé, et finir par la menace ultime : le coin [le bon coin?]. Effets indésirables : possibilité de perte d'audition, ou de raison dans de rares cas.
  3. Parlementer : « Pourquoi tu ne veux pas ranger ? » « Pa'ce que ze veux pas ! » et finir par la b). Mêmes effets indésirables.
  4. Ranger les jouets soi-même en soupirant. Effets indésirables : l'enfant peut gagner en confiance et obtenir un nouveau grade : le « devil-troizan » avec folie parentale garantie. Possibilité de mal de dos.
  5. Proposer à l'enfant de l'aider, de le faire ensemble. Effets indésirables : finir comme en d).



       Malheureusement pour les détenteurs d'un troizan révolté, ces situations se répètent, pour tout et n'importe quoi : « Viens manger, t'habiller, te débarbouiller... » « Va te coucher, ranger, laver tes mains... »

       Et comme si le fond n'était pas déjà atteint, sachez que pour ces chérubins cornus, le déclencheur instantané d'une crise est lorsque vous-même n'êtes pas d'accord 
       Dire « non » à son loulou rebelle, revient à déclencher un cataclysme qui fera trembler vos murs, parfois même vos parquets... [fonctionne avec tout type de sol]

       Quand je pense que j'ai le modèle light, celui qui fonctionne à phase restreinte et qui ne possède pas le mode « continu », j'en serais presque satisfaite
       Par grande chance [ah oui?] ma Crapulette est quand même mignonne la majorité du temps, mais quand elle enclenche sa fureur, c'est absolument terrible...

       Maintenant vous en êtes là, et vous vous dites : quelle arnaque ! Y'a aucune solution dans cet article...

       Et bien oui ! Parce que pour le coup, la seule et unique chose à faire et attendre que ça passe en arrondissant les angles du mieux que l'on peut...


       Cela dit, si vous êtes en possession d'une méthode infaillible, j'achète !

mercredi 16 avril 2014

Quand bébé est malade, de lui tout dépend !

      Voilà, Titou est malade. Vague fièvre, vague nez encombré, mais mauvaise humeur bien prononcée !



       Tu as déjà vu un bébé malade, même un peu ? Non ? Et bien au cas, je te le décris : pleurniche permanente, sourcils froncés et moue hurlante prête à l'emploi au moindre inconvénient (faim, position inconfortable, bruit dérangeant, trop chaud, trop froid, trop tiède...).

       Toi qui croyais que bébé était le roi, le déterminateur [ dé-terminator plutôt ] de ta nouvelle vie, attends que ton chérubin chope un rhume, et tu en viendras à regretter sa plus tonitruante colère !

       Car, ne sois pas dupe, le minus malade fait de toi son esclave. Oublie chacun de tes projets, en cet instant ce sont lui et Madame température qui dirigent ton existence !

       Et ne compte même pas avoir droit de regard sur l'heure de ton rendez-vous avec le docteur, en général, tous les bébés du quartier semblent malades ce jour-là, pour peu qu'il soit mercredi, il te faudra passer une plombe dans une salle d'attente pleine de microbes et de gamins maussades, en espérant fort fort fort que ta propre descendance ne joignent pas ses cris à ceux de ses congénères agonisants !

        D'ailleurs, quand bébé est malade, fatalement, à un moment où à un autre, tu en viendras à faire des souhaits surprenants.

      Par exemple, tu vas vouloir de toute ton âme qu'il ne partage pas ses maux, qu'il n'y ait pas d'épidémie familiale. Parce que si ça arrive, dis-toi que la plus malade, ce sera toi, mais que, bizarrement, tu seras la seule dont personne ne va s'occuper !

        Tu vas te mettre à désirer plus que tout que ce ne soit qu'une rhino, si ça venait à virer otite, tu serais assurément plongée dans un abysse d'impuissance tel, que tu en viendrais à espérer que tes propres oreilles se bouchent pour la survie de tes tympans [ et oui, la voix du bébé est stridente ]... Et si éradiquer la fièvre restera ton souci majeur, dormir deviendra ta seconde priorité. [ bien que tu saches pertinemment que ça n'arrivera que dans deux jours... ]


        Voilà, Titou est malade. Moi, j'ai sommeil.

dimanche 13 avril 2014

Comme une horloge

       Si certains voient l'heure dans la course du soleil, si quelques uns la devinent en observant les marées, si d'autres, plus traditionnels, la lisent sur une montre, moi, je la connais quasi précisément en écoutant mon fils.

       Chaque heure son bruit, son cri, son pleur voire même son odeur [ Quoi ? Vous n'écoutez pas les odeurs, vous? ]...

       Mon Mini-Boy est réglé comme une horloge, et suisse l'horloge !

       Et croyez-moi, certains jours, cela en serait presque troublant.

       Imaginez-le, se délectant des bras de son père, tout sourire, dégoulinant [ littéralement, quel baveur ! ] d'amour et de bien-être, lorsque soudain, en une seconde, il se transforme en petite chose rouge et hurlante, à la limite de l'agonie

       Il se tortille, semble souffrir, mais est surtout colère : quand c'est l'heure, c'est l'heure

       Oui, c'est vrai, il est 20h01, je suis en retard pour lui servir son dîner.

     Et cette scène se reproduit inlassablement  [ à une dizaine de minutes près ] : à midi, au quatre-heure, à 10h00...


       Manger, c'est sacré, et c'est bien connu, quand l'appétit va, tout va !  


mercredi 9 avril 2014

Les ballons




        Crapulette a une trouille monstre des ballons de baudruche. Mais tout n'est jamais si simple...

       Un jour où nous nous promenions main dans la main [ bon OK on rentrait du parc et je la « traînais » plus qu'autre chose ! ], nous sommes passées devant la pharmacie [ ma seconde maison!]. Ils venaient de refaire la vitrine, et avaient décoré celle-ci de ballons multicolores. [ palpitant...]

        Crapulette, pleine de sérieux, me dit alors :

  « Moi, ben moi, ze déte'te cro fort les ballons !

-  Ah bon ? Tu n'aimes pas les ballons ma chérie ?

-  Ben non. Ze les t'aime pas du tout. I' font vraiment cro cro peur...

-  Mais pourquoi ils te font peur ?

-  Moi auzou'd'hui, je suis z'étée au pa'c mais Yam (un de ses « zamis », Liam) i' va pas me prend'e mon togobban... [ la digression, tout un art pour l'enfant, et t'as pas intérêt de l'ignorer, il peut répéter à l'infini... ]

 -  D'abord, le toboggan n'est pas qu'à Crapulette, il est à tous les enfants, je te l'ai déjà expliqué, c'est chacun son tour. Tu n'as pas envie de m'expliquer pourquoi tu as peur des ballons alors ?

  -  Ben si. Les ballons i' font peur, pasqu' i' font vraiment du bruit cro fort, et ça fait cro peur.

  -  Tu as peur du bruit quand ça éclate ?

  -  Oui, c'est ça ! »

Un mystère d'éclairci. Ou pas. Quelques pas plus tard, c'est avec véhémence qu'elle m'annonça :

    « Moi, z'adore cro les ballons ! »


L'amour au parc [ le parc - épisode 1 ]



     - Comme une saga ne peut-être sans amour, tant qu'à faire, autant lui consacrer le premier épisode ! -

        Car oui, au parc, il y a de l'amour, de la haine, des passions, des mystères aussi ! En revanche, aucune scène trop osée, même si à l'occasion une femme peut y sortir un sein. [oui, au parc, il arrive parfois qu'un bébé ait faim ]

       Quoique, peut-être les regards pieux pourraient être choqués par Les Amoureux. Ils ne font rien de bien méchant, ils sont sur le banc, celui un peu à l'écart.
       Des bras autour du cou, des mains qui s'entrelacent, des rires discrets, des regards de jeunes adultes indestructibles, forts de ce premier Grand Amour qui les rapproche...
       Ils sont plutôt discrets, ils ne nous voient peut-être même pas... Mais... Ils s'embrassent !

       Oh ! Vite, rentrez vos gosses deux personnes mélangent leur salive ! Absolument inadmissible ! Ici ? En ce lieu où nous, mères, enfants, la pureté et la bonté avons droit de cité, avons nos marques, nos repères, que dis-je nos lois 
       C'est un lieu tout public que diable !

- Il faut l'avouer, les femmes en comité commèrent, et si l'occasion se présente, qu'il est bon de deviner ce qui fait la vie de l'autre. Fort heureusement, tous les « commérages » ne sont pas des jugements, certains n'existent que par pure curiosité : on voudrait connaître l'autre, alors on imagine, et on oublie que parfois, notre propre façon de penser nous semble si évidente, que l'on en vient à juger ou donner à juger une différence sans s'en rendre compte... [ raison pour laquelle je me refuse à donner mon avis en public sur qui je ne connais pas. Ce que je ne refuse pas, en revanche, c'est entendre ce que les uns disent sur les autres. Hautement instructif...] Enfin, là n'est pas le propos... -

        Au parc donc, il est de coutume de vouloir savoir qui est avec qui, pourquoi, comment, et avec détails croustillants si possible. La mieux renseignée de tous est sans conteste La Chef.

       Dès qu'une nouvelle tête se pointe plus de deux fois, elle va et mène l'enquête. Je ne sais pas comment elle fait pour engager si vite la conversation avec des inconnus [ enfin si, je sais, elle l'a fait avec moi aussi ].
          Moi j'en suis incapable, il me faut du temps, des étapes : un sourire, puis un bonjour. Puis bonjour-au revoir, et quand la confiance s'installe, je tente le « ça va ? »...
       Elle, elle y va sans détour, elle questionne, elle alimente la conversation. Remarquez, c'est bien pratique pour savoir qui est qui, vu qu'elle est au courant de tout...

       Ainsi donc, après plusieurs jours sans voir Sacha et Doux-Papa, je me demande si le petit ne serait pas malade ?
        Non m'assure La Chef, ce n'est pas sa semaine.
        Ah ?
       Oui, à une époque, ma fille allait chez la même nounou que le petit, et elle m'avait raconté qu'entre eux, cela se passait mal... Qu'ils étaient en train de divorcer, et qu'ils avaient opté pour la garde partagée...
[ Vraiment ? Une nounou te livre en pâture la vie d'une famille, et tu me la retranscris, sans véritablement savoir qui je suis ? ]

       De ces révélations, nous sommes en mesure de déduire que Père-Branché est sans doute en couple avec la mère de son fils. Il est là chaque semaine, et pas que le mercredi ou le vendredi...
      A moins que... Serait-il veuf, aurait-il la garde exclusive ? Son ex-femme serait-elle une junkie non repentie ? Souffrirait-elle de démence ? Une grave maladie ?

        Le mystère reste entier...


- Les personnages et les histoires, bien qu'inspirées de fait réels, ne retranscrivent pas forcément la réalité. - tamtam - prière d'utiliser la voix off de « Law and order » (NDLR : New-York de la police...) -

Lire l'introduction  >ici<

mardi 8 avril 2014

Le petit bonhomme vert



       Je vis en banlieue parisienne. Et dans le coin, le piéton est considéré comme un parasite de la circulation : s'il a le malheur de se trouver au travers du chemin d'une voiture, il est écrasé. Comme une fourmi. Ni plus, ni moins.

       Mais, il y a aussi des rues en sens unique, moins fréquentées, avec des passages piétons qui s'ouvrent grands devant toi, attendant que tu les foules, t'invitant presque tant la route est déserte...

        Oui, mais ils ont un feu... Et j'ai des enfants. Dont une qui commence à bien connaître les couleurs. Qui marche. Qui apprend vite...

        Je me retrouve ainsi réduite à l'impuissance. Attendre le petit bonhomme vert, alors que la route est si dépeuplée que je pourrais allègrement m'arrêter en son milieu pour réajuster mon pull...

       C'est d'ailleurs étrangement à cet instant, qu'une multitude d'autres passants surgit de nulle part, faisant ce que tu ne peux faire : traverser !
       Moi, je ne bouge pas, évidemment, la petite main qui s'agrippe d'un côté, la poignée de la poussette de l'autre.

       Je deviens alors l'obstacle. Comprenez, je suis en plein milieu, quel culot !

      Si la plupart me contourne comme si j'étais un arbre, s'apercevant à peine de ma présence, si bien souvent, on me regarde amusé, ou me lance un regard « je comprends », il y a des fois où clairement, ma cargaison et moi, gênons ! Et que soupirs, bousculades, regard « qu'est-ce qu'elle fout celle-là avec sa marmaille ? »

       Avoir des enfants, c'est aussi ça. Vivre les choses du quotidien à leur rythme, souvent bien lent pour les adultes empressés que nous sommes...

[et un article qui sert à rien, un ! Ne me remerciez pas ! ]

mercredi 2 avril 2014

Le parc : Introduction

       Aller au parc, Crapulette adore ça. [révélation du siècle !]
       Comme je suis une bonne maman [débordée, mais bonne], je l'y emmène. Plusieurs fois par semaine même. 

       Avant le déménagement de cet été, ça n'arrivait jamais, nous avions tout à portée de jardin. Je n'ai réellement découvert le microcosme du parc que cette année, après avoir pondu le minus, et que celui-ci ait été assez grand pour survivre 2h sans manger...


      Pendant que ma grande galope, que Titou fait les yeux doux à son amoureuse, j'observe et je suppute. [ je ne me force même pas un peu à employer ce genre de verbes! ]

       Le parc est un univers à part entière, des règles tacites y sont érigées, et les parents sont une mine de distraction pour qui les scrute assez longtemps. 

      Je vous présente tout le monde ?

       D'abord, il y a celle que je nomme « la Chef ». Elle ne commande rien, va sans dire, mais elle connaît tout le monde, sait qui y est, quand et comment.
        J'imagine que le fait d'avoir vue sur le parc de sa fenêtre aide ! 

      Cette femme, est une sociable [ parfois trop ] bavarde. Maman au foyer, elle semble vivre assez mal la solitude que ça implique, et voit en chaque maman une alliée potentielle. Sa fille, c'est l'amoureuse de mon fils, c'est bien simple, elle passe son temps avec nous, souriant à son « cro bô bébé » et ne rêvant que d'une chose, jouer à la poupée avec et lui faire des milliards de bisous ! 
       C'est pas près d'arriver, elle a deux ans et demi !

       Puis, il y a les nounous. Elles attendent comme le Graal les parents qui vont les délester de leurs enfants et sonner l'heure de la fin de journée ! 
       
       Nounou-Gâteau est copine avec Mamie-Nounou. Elle doit son surnom au fait qu'elle apporte toujours un tas de jouets qui ravissent tout le monde. 
        A elles deux, elles totalisent 5 gamins, dont une fille. 
        De 14 mois à 3 ans. Des sages, et des moins sages. Un mini panel à eux tous seuls !

       On peut aussi trouver au parc Jeune-Mère. En running, elle s'ennuie clairement et me fais rire avec sa façon de parler « rentre dans le lard »
       Elle a deux filles survitaminées, une petite [ je dirais la cinquaine ], extravertie, d'un naturel rafraîchissant, et une grande [huitaine], un brin turbulente, effrontée !

       Il y a Doux-Papa. Un papa attentionné, qui semble d'une grande gentillesse. Son fils est à son image, discret, timide et mignon ! 
       En contraste total avec le fils de Père-Branché : une pile électrique qui ne connaît pas la demi-mesure. Soit c'est un ange, soit c'est un diablotin. 
       Son paternel pose d'ailleurs clairement ses barrières : téléphone en main, casque sur les oreilles, et s'il le pouvait, je suis sûre qu'il aurait un ordi sur les genoux ! 
       Mais quand il n'a plus de batterie, il est plutôt sympa ! [ Les Branchés, sont les beaux gosses du parc, autant le père que le fils ! Même si mon petit chat est quand même vachement plus craquant! ]

       Et Maman-Timide. Dont la fille ne l'est pas du tout !

       On aperçoit également Mamie-Radote, une mamie qui radote donc. Elle passe régulièrement et choisit une malheureuse victime à qui elle parle, parle, parle... 
       Les Amoureux, toujours sur le même banc, seuls au monde, ils s'embrassent à perdre haleine. 
       Et le Monsieur-qui-ferme (en vrai, ils sont deux!).

       Vous connaissez désormais les personnages principaux de ma nouvelle rubrique : Le Parc



      Tous les mercredis, je vous livrerez une de mes aventures fantastiques [ j'exagère à peine ! ] en ce lieu, parce que y'a pas à dire, le parc, c'est Dallas !

jeudi 27 mars 2014

Le rendez-vous

       Ce soir j'ai rendez-vous...

       J'en ai un peu les mains qui poitent, vaguement le cœur qui en palpite. Voilà des mois que j'attends cela, ou peut-être des années ? Des siècles ? Une éternité...

       Oh ! Pourtant rien de bien exceptionnel, aucune fortune n'y succombera, un endroit un peu familial, mais d'y songer me fait rêver. Il y aura lui, il y aura moi, et... Ma foi, cela suffira !

       Peut-être aurai-je mis du noir au yeux. Du rouge à lèvre ? Ah ! c'est vrai, je n'aime pas ça, je l'avais presque oublié !

       Sans doute me mettrai-je en jupe, sans doute aurai-je même un peu froid en sortant. Mais qu'importe, que je me sentirais belle, juchée sur mes talons préférés !



       Ce soir, j'ai rendez-vous et je n'ai plus trop l'habitude. Que se dit-on blanc dans les yeux quand les enfants ne sont pas là ?
     Comment se retrouve-t-on en amoureux, comme des amants, comme avant, comme sans enfants ?

       Ce soir, j'ai rendez-vous, j'ai un peu peur, je l'avoue... Mais n'est-ce pas là bien jolie chose ?


       Ce soir, j'ai rendez-vous et en rentrant, je garderais tout ça pour nous... 

[en espérant fort, fort, très fort que les bébés feront dodo!]

mardi 25 mars 2014

J'ai pas le temps, les enfants !

      Pour la première fois depuis vendredi, je me pose enfin... Je n'ai eu le temps de rien, et en ce jour, à cet instant, je bénis l'heure du coucher !

      Car il faut le savoir, avoir des enfants provoque fatalement un raccourcissement des journées et les heures s'évaporent mystérieusement pour ne jamais revenir...

        Enfin... Si seulement c'était si simple... Il suffirait de s'adapter, un coup à prendre...
        Mais non ! En plus de filer plus vite, les minutes n'ont pas la même consistance d'un jour à l'autre.



       Le temps, d'ordinaire si linéaire, n'en fait qu'à sa tête et le dompter quand progéniture il y a relève de l'impossible [ou alors j'ai vraiment pas la technique...]

         Une demi-heure, habituellement si fugace, semblera éternité si bébé pleure...
       Un lundi matin, vraisemblablement trop long après dimanche, paraîtra trop court si les enfants sont sages et joyeux...
         Les exemples sont sans fin... En voici la version concrète :

     La queue au supermarché quand Titou est souriant dans sa poussette, et Crapulette pipelette et « disciplinée ». Trop court.

         La queue au supermarché quand Titou pleurniche dans sa poussette, et Crapulette, déchaînée et prête à tout pour me faire tourner chèvre. Trop long.

         Bilan : à la fin de la journée, peu importe la queue au supermarché : je n'ai pas fait la moitié de ce qu'il fallait...



           Le temps est très court, ceci est un fait avéré, mais avec des enfants, il se fait capricieux, se colle aux humeurs de ceux-ci, et non content de ne pas me laisser accomplir mes tâches, il me semble et trop lent et trop furtif à la fois...
            Sur ce, je vous laisse, j'ai encore un tas de choses à faire... [genre dormir]

jeudi 20 mars 2014

Trois ans [déjà]

Encore une année qui m’échappe… Le temps glisse à vive allure entre mes doigts, et je n’ai aucun moyen de le ralentir.

Ce soir, à la veille du printemps, je ne sais si je suis heureuse, maussade, ou juste nostalgique. Peut-être les trois à la fois ?

Demain, je prendrais au visage ce que je tente désespérément d’appréhender depuis quelques jours.
Demain, ma fille aura trois ans. Quelques petites années et l’éternité à la fois. Il est troublant de garder un souvenir précis du premier regard que nous avons échangé, et de se dire que cette ère n’est, et ne sera jamais plus. Elle ne sera jamais plus un bébé

Elle grandit, apprivoise le monde chaque jour un peu plus, et c’est une bonne chose. Je la guide dans cette voie. Je désire ardemment la voir avancer, s’épanouir, vivre, être une enfant !


 Mais dans un coin de mon cœur, je ne cesse de me demander : où est mon bébé ? Où est passée cette créature si petite, si fragile et pourtant si forte à la fois ? Où est passé ce minuscule bébé, si léger, si tranquille, tellement sans cheveux ? Où sont ces pieds, si riquiquis que rien ne pouvait les chausser sans les noyer ?





Cependant, quand je la regarde, elle, ma petite fleur, si délicate, si gentille, et pourtant tellement sûre d’elle, je ne peux qu’être heureuse de voir la fillette qu’elle devient ! Etre surprise chaque jour de ses nouvelles découvertes, sourire de sa façon si candide de comprendre les choses, être émue de cet amour inconditionnel qui nous lie, qui n’a toujours fait que croître avec elle. Elle est heureuse, elle est chipie, elle est si douce… Je veux la laisser grandir, je veux qu’elle s’envole un jour, qu’elle soit celle qu’elle doit être, confiante et sereine…

Seulement, je ne peux ne pas ressentir une pointe de mélancolie. Elle est ma première, le sera à tout jamais… Elle est celle qui m’a fait devenir, celle qui m’a fait apparaître, moi, maman aimante et femme accomplie… La regarder grandir revient presque à me voir vieillir… Elle est celle par qui ma vie a pris un nouveau sens… Celle par qui j’ai entraperçu les capacités de mon cœur…



Je pourrais faire mille enfants, et les aimer tout autant qu’elle, que son frère, elle est et restera le déclic de ma vie, aussi fort que j’espère être le starter de la sienne

[Trois ans : I - II - III ... ]

Je t’aime ma chérie…
Et bon anniversaire, mon petit trésor sucré !

mercredi 12 mars 2014

Frère et sœur

       Lorsque l’on est enceinte, une des choses que nous faisons toutes plus ou moins, est de se projeter. En préparant une jolie chambre, un nid douillet et réconfortant pour l’enfant, en imaginant des instants de vie que nous pourrons partager avec cet être, en essayant de deviner comment sera son visage, se basant sur les échos (peine perdue !), en élaborant un système éducatif basé sur nos principes (dont les trois quart voleront en éclats, hum...), etc…

       En pensant à toutes ces petites choses qui feront notre vie à venir, on entame le grand chantier de la maternité (vous savez, celui qui ne finit jamais) !

       J’ai fait tout ça deux fois (sauf finir le chantier, hein !). Deux fois certes, mais absolument pas dans la même optique.

        Pour ma grande, j’étais dans le rêve, elle était ma première, je ne savais où mes pieds allaient se poser. Pour mon petit, j’avais déjà une idée de ce à quoi m’attendre (qu’on ne peut rien prévoir, donc !). Alors ma préoccupation première a plutôt été le lien qui pourrait les unir, eux, mes enfants.

      Je rêvais, et rêve toujours, d’un duo uni et aimant. Je les rêve complices, solidaires, en complémentarité, pas en compétition… C’est un travail difficile pour une maman. Savoir se partager tout en restant entière pour chaque moitié. Je m’y atèle tous les jours, sans relâche, avec bienveillance, quelques couacs et beaucoup d’amour…

          Et c’est avec tendresse que je regarde leur relation évoluer au fil des jours, fière d’eux, un peu de moi aussi.



       Maintenant, il ne me reste plus qu’à élaborer un plan pour les supporter quand ils se ligueront contre moi… Le revers de la médaille !

dimanche 9 mars 2014

Abnégations familiales

      Ah… Devenir mère… Un pur bonheur ! Une félicité sans pareil, un amour vertigineux, de l’allégresse, des chants et des danses de la joie ! Donner la vie, c’est accéder à la béatitude, ressentir une exaltante satisfaction… C’est un peu comme une grande ivresse qui fait tourner la tête, sourire bêtement, s’extasier du moindre rien.

      Vraiment, devenir mère, ça change la vie, ça chamboule tout ! Mais bon, hein, ça sent quand même un peu l’embrouille cette histoire-là. Non parce que y’a deux-trois détails qui sont pas précisés sur la notice…

       Pour commencer dis-toi que plus t’as d’enfants, plus tu manges… froid !

     Bah oui, s’ils ne sont pas assez grands, faut couper la viande et donner la becquée. S’ils sont trop grands, faut négocier sévère pour éviter les disputes et autres pinaillages. Les bébés… Les plus sournois… Tu les nourris gentiment, tu les crois endormis, et quand tu brandis ta fourchette au-dessus de ton assiette… boum ! Ils ont besoin de toi !

      Et si par chance, ô miracle ! tu réussissais à manger en temps et en chaleur, comme ça, avec toute la famille, tu te retrouves avec une assiette communale, où l’on te pique tes meilleurs morceaux et te refourgue les restes prémâchés…

       Une des autres choses dont il te faudra faire le deuil sont les grasses mat’
    
    C’est d’ailleurs le secret le moins bien gardé de la maternité. Alors bon, comme t’es au courant, t’échafaudes des plans. Genre, si je le couche une heure ou deux plus tard, il se lèvera fatalement une heure ou deux moins tôt... erreur ! 

      Un enfant, c’est comme l’alarme du vendredi que t’oublies de désactiver le samedi : rageant, strident, sans aucune pitié pour le rêve trop bien que tu faisais. En plus, impossible de feindre la surdité, sous peine de voir le volume sonore augmenter…

       Parlons-en du bruit… 

      Quand les enfants s’endorment enfin, t’es tellement plus habituée que le silence te file presque le vertige. Faut comprendre, dans la journée, entre les jouets bruyants (saleté de cadeaux pourris ! le pire, c’est que certains viennent de toi…), les pleurs et les cris (les leurs ou les tiens…), le boucan généré par le monstre lui-même (ça court beaucoup ces choses-là, et puis ça parle aussi, accessoirement) et l’ambiance « famille » (lave-linge, sèche-linge, aspirateur, et/ou lave-vaisselle…) le calme n’existe pas
      
      Et si jamais ça arrive, ça n’augure rien de bon…

     N’oublie pas au passage de faire une croix sur ton intimité… Rien de tel qu’une discussion à cœur ouvert quand tu fais pipi…

      Au final, il te faudra abdiquer et déposer au fond d’un placard ta tranquillité d’esprit. D’une part, parce que cette liste n’est pas exhaustive et que chaque famille possède ses variantes, et d’autre part, parce qu’en plus de bouffer froid, avoir sommeil et vivre dans un brouhaha infernal, ces gamins, les tiens, te feront te ronger les sangs à la moindre occasion !


        Un incommensurable bonheur te dis-je !