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mercredi 14 mai 2014

Blog un jour...

       J'aime bloguer, c'est sans doute mon passe-temps favori. 
       Et c'est tout sauf récent. Il doit bien faire une dizaine d'années que je lis chez les autres, que j'écris mon chez moi.
       J'ai souvent déménagé, parfois longuement déserté, mais y suis toujours revenue. Que cela soit pour suivre où je me plais, ou écrire comme il me plaît.



       Mon homme me connaît assez pour le savoir.
       De la même façon qu'il sait que la framboise me fait craquer, qu'il sait que je peux baver sur des chaussures des heures durant [non mais, sans déconner  >♥♥♥<].
       De la même façon qu'il sait que j'espère secrètement devenir chanteuse dans un groupe de rock et nail-artiste [rêver c'est la vie, non?], il sait que bloguer j'aime ça.

       Mon blog, bien qu'inconnu de mon bataillon familial, lui, le lit assidûment, il est sans doute même mon lecteur le plus enthousiaste ! 
       Il « vérifie » mes cœurs HC, explose de fierté quand je suis sélectionnée, lis mon FB le trouvant palpitant, pousse même jusqu'à me demander comment vont mes copinautes !

       Vous pourrez me dire que moi aussi, je me farcis ses loisirs, pourtant, que je me fous de son matos informatique ! 
       Mais lui, il a ce truc, cette façon de ne pas « rabaisser » mon amour du blog, cette façon d’ériger un moment de détente au rang d'art !

       Naturellement, il n'est rare que je m'enquière de son avis, lui demandant ce qu'il aimerait que j'écrive. Après tout, en tant que lecteur-première-ligne, qu'aide-traqueur-de-fautes, on peut le considérer participant, non ?

       Mais voilà, mon homme est et restera un drôle de numéro, et lorsque je lui pose la question, sa réponse est inévitablement la même... 

       Il se fend d'un sourire auto-satisfait :

    « Tu n'as qu'à écrire sur l'homme merveilleux que je suis. »

       Soit.

       Pourrais-je rêver obtenir de nouvelles répliques de ma groupie number one, si j'accède à sa demande ? Espérons-le !


Ode à cet homme merveilleux

Ô toi mon amour, toi qui dans ta magnificence me permets de profiter de ta présence,
Toi qui par bonté m'offre d'être à tes côtés chaque jour que Dieu fait,
Je te dédie ce poème, modeste, semblant si blême à côté de ta grâce suprême...

Ô toi, qui chaque matin déposes sur mes lèvres un baiser de satin,
Qui, juste après avoir laissé, au creux du lavabo immaculé, tes mignons poils de barbichette.
Me susurres un tendre et coquin « tu sais pas où y'a des chaussettes ? »

De toi mon bel amour, je suis croc-love pour toujours...

Et si jamais il te reprenait l'idée, de marcher sur mes chaussures à l'entrée,
C'est avec amour, oui, pour toujours, que je te les mettrai là où tu sais !


lundi 24 février 2014

M'écrire...

       J’ai longuement tourné autour du pot, prétextant mille et une raisons pour ne pas faire ce qui me fait tant envie…

       Je me suis d’abord dit qu’avec un design aussi moisi, il m’était impossible de mettre un blog en ligne… Evidemment ! Il est bien connu qu’un blog utilisant un des modèles prévu par une plate-forme est plus médiocre qu’un « .com »… Moi-même, ayant une affection particulière pour les blogs à « vrais mots », quand je vois un « modèle », ieurk, je fuis… (ironie, hein !)

       Puis, trouvant cette excuse plus que fallacieuse, je m’en suis inventée une autre… Quelle blogueuse étais-je ? Ah ! Enfin un vrai problème ! La question demeure et demeurera sûrement… Suis-je une « blogueuse maman » ? Suis-je une « blogueuse humeur » ?

       Je suis une « maman », du bout des bras au fond des cernes, je suis une « humeuriste », du bout des doigts au fond du cœur… Comment se définir en tant que maman-temps-plein-humeurs-et-tralalas ?

       J’ai longuement tourné autour du pot vous dis-je ! Mais est-ce au final de tout ce questionnement dont j’ai envie ? N’ai-je pas écrit dans mon premier article que je souhaitais « créer un espace personnel » ? Dois-je vraiment faire une différence entre mes humeurs de maman et mes humeurs de femme ? Ne sont-elles pas intimement liées ?



       Il faut me rendre à l’évidence… Lâcher prise, me dévoiler, me fiche une trouille monstre. Même ici. Même anonymement. Me livrer est une chose que j’ai appris à ne plus faire, pour me préserver, pour ne pas souffrir, pour, parfois, ne pas avoir à regarder les yeux ouverts ce que je ne veux pas voir.


       Le constat est en marche… Je suis timide. Même à l’écrit. Surtout à l’écrit… Parce que je ne sais faire qu’en me mettant toute nue…

vendredi 24 janvier 2014

Au chocolat

       J’ai longtemps cru que ma « non-vie » ne me permettait pas d’écrire. En ce sens où si je ne vivais rien d’intéressant, à quoi bon le coucher quelque part ? Après tout, je suis heureuse presque tout le temps, heureuse dans une vie sans fanfreluches, pourquoi m’étaler ?

       Mais il s’avère qu’écrire, j’aime ça. Ecrire avec un petit « e », poser les idées qui me trottent à l’esprit pour le plaisir de le faire, sans grandes pompes, avec mes mots à moi… Genre thérapie personnelle et assumage d’humour moisi.

       Inventer des mots, détourner les expressions, métaphorer à ma façon, j’aime ça. J’aime mettre en image mes pensées en jouant sans honte aucune sur les mots, j’aime assumer mon amour pour eux, en ayant les yeux qui me brûlent si je rencontre une trop vilaine faute. Je crois aussi que j’aime qu’on ne me comprenne pas toujours, que l’on me prenne pour une illuminée sûre d’elle, accroc à la grammaire et aux néologismes…

       J’aime aussi le chocolat sans être chocolatière, alors les mots, je les dévore chez les autres, sans pour autant oser les fabriquer moi-même. Et faites pas les yeux ronds, c’est pas comme si j’avais pas prévenu que j’aimais les métaphores !

-instant philosophique-
Sauf que bon, la vie, c’est pas tellement comme une boite de chocolats… On te file pas toujours la liste des ingrédients avec, et t’as rarement l’occasion de lire le descriptif sur le cul de la boite pour pas tomber sur un parfum dégueu.
-amen-




       Le rapport avec un blog ? Je vous rassure, je vois pas bien non plus… Mais j’avais envie de l’écrire, et c’est justement ça l’idée ! Créer un espace personnel dédié à mes élucubrations, ce qui, au pire, ne changera strictement rien, ou, au mieux, m’offrira un lectorat en liesse, dont l’adoration sera sans limite, quelques peu effrayante mais tellement grisante !